Il va où le blanc de la neige quand elle fond ?

Spectacle tout public à partir de 7 ans
Mise en scène et conception Jean-Yves Ruf / Assistanat Maria Da Silva / Son Jean-Damien Ratel / Lumière Vicky Althaus / Scénographie Fanny Courvoisier / Costumes Maria Muscalu / Photos Philippe Pache

Création : 30 novembre 2019 – Petit théâtre de Lausanne

Représentations
5 et 6 novembre, 2020 au Taps, Strasbourg,
17 décembre 2020 La Coupolet, Saint-Louis
20, 21 janvier 2021 Le Granit, Belfort

Distribution
Arno : Maxime Gorbatchevsky
Léo : Simon Labarrière 
Alia : Danaé Dario

Production déléguée Chat Borgne Théâtre / Coproduction Petit Théâtre de Lausanne, Compagnie l’Oiseau à ressort – Suisse, La Coupole (Saint-Louis), Le Granit (Belfort), Le Théâtre du Loup (Genève), avec les soutiens de la Ville de Lausanne, Canton de Vaud, Loterie Romande, le Drac Grand-Est, La Région Grand Est, la Fondation Edouard et Maurice Sandoz, le Fondation Jan Michalski pour l’écriture et la littérature. t

Arno vit dans une sorte de cabane perchée, sise juste sur un chemin de passage. Il est taiseux, méfiant, plein de rituels, mais aussi contemplatif, sensible, amoureux des cailloux. Il refuse que quiconque passe par sa cabane, qu’il a pourtant installé au beau milieu du chemin.
Léo arrive et demande à passer par là. Arno refuse. Alia arrive à son tour et se trouve également arrêtée sur le chemin. Le temps se suspend dans cette situation d’attente absurde. Léo est nerveux, orgueilleux, Alia plus philosophe. L’enjeu est d’infléchir la décision d’Arno. C’est lui l’énigme à résoudre pour pouvoir passer.
Léo est passionné par tout ce qui pullule ou s’agrège, les microbes, les bactéries, les atomes, les étoiles. Il a le cerveau surchargé de connaissances, et il marche pour s’alléger. Alia passe son temps à écouter, à jouer intérieurement avec les mots, les sonorités. Elle marche pour capter les phrases qui volent dans l’air.

On découvre qu’Arno est moins fruste qu’il n’y parait et à sa manière partage aussi ce qu’il sait de la vie. La nuit tombe, Léo décrit le système solaire, nous parle des étoiles. Arno semble s’être endormi. Les deux pèlerins en profitent pour passer à pas de loup, Arno les entend, consent sans rien dire. Ce temps passé ensemble, leurs échauffourées, disputes, incompréhensions, étonnements, questionnements, les aura transformés, grandis. Cet arrêt est comme une station sur un chemin d’initiation.