Jean-Damien Ratel

Après une formation de monteur image et son, Jean-Damien Ratel intègre l’Ecole nationale supérieure du Théâtre National de Strasbourg (1993-1995).

Il y rencontre alors Jean-Yves Ruf avec qui il élabore la partition sonore du premier spectacle de la compagnie Chat borgne Théâtre : Savent-ils souffrir ? Il poursuivra sa collaboration à d’autres créations collective où le travail d’écriture sonore est prédominant : Erwan et les oiseaux, Par les cornes, Silures. Il réalisera aussi les créations sonores des autres spectacles de la compagnie de Jean-Yves Ruf : La Panne, Mesure pour mesure, Passion selon Jean, Comme il vous plaira.

Au théâtre, il travaillera aussi avec Jean Boillot (Les Métamorphoses -Air-, Notre avare, Le balcon, Rien pour Pehuajo, Le Décaméron), Bernard Levy (Juste la fin du monde, Un cœur attaché sous la lune ), Bertrand Bossard (Gagarin way, Toute gueule raisonnable, Mon île déserte…), Enzo Cormann ( La révolte des anges).

Il travaille régulièrement avec Jean-Louis Martinelli (Une maison de Poupée, Les fiancés de Loches, Détails, Kliniken, La République de Mek Ouyes) et Bérangère Jannelle : Amphitryon, Aïax.

Dernièrement il a collaboré aux créations d’Yves Beaunesne (Lorenzaccio) et de Richard Brunel (J’ai la Femme dans le sang).

D’autre part il crée les univers sonores de la compagnie de cirque Moglice von Verx (Dans la gueule du Ciel, Une jambe n’est pas une aile, Croc, I look up, I look down…)

Il poursuit par ailleurs son travail pour le cinéma avec le réalisateur S. Louis : Nourrir l’animal, Ensuite ils ont vieilli, la chambrée.

Jean-Damien Ratel s’attache à établir un lien sensible entre le comédien, l’espace et la dramaturgie. La partition sonore qu’il modèle tente à s’inscrire dans la musicalité du texte, le mouvement des comédiens, danseurs ou acrobates. Il conçoit alors une écriture sonore vivante qui soit non seulement accompagnement, mais aussi contamination réciproque.